Village de Lachau
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Vue du chateau et de l'église © Dobeuliou
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Alexis LOGIER
(alias Lachau - son surnom de guerre).

Un vétéran de l'Armée royale du Roi Louis XV

Au sein du service historique de la défense (SHD) du ministère des armées, il y a une archive (classification = GR 1 YC 492) relative à un vétéran de l'Armée royale de Louis XV (1715-1774) : Alexis LOGIER (alias ou surnom de guerre = Lachau) né à Lachau en 1710 qui a été enrôlé en 1730 dans le Régiment de Limousin (ancienne appellation = Limosin) – confer ci-contre le dessin du drapeau de ce régiment représenté derrière un grenadier, illustration extraite de l'ouvrage publié en 1772 « Uniformes militaires » de Claude-Antoine Littret de Montigny (1735-1775), dessinateur et graveur au burin.

« La discipline est l'âme d'une armée. Elle rend impressionnante les nombres réduits, procure la réussite au faible, et la considération à tous ».
Citation de George Washington (1732-1799) :
homme d’État, militaire et 1er  Président des États-Unis d'Amérique.

L'Armée royale permanente sous Louis XV était composée de régiments (1) :
français qui constituaient la force principale des« Armées du Roi de France » et qui portaient à l'origine de leur création les noms de leurs propriétaires puis par la suite les noms de leur province ou de leur ville de recrutement,
étrangers composés de mercenaires : Allemands (incluant les Suédois et les Polonais), Suisses, Irlandais (incluant les Écossais), Italiens, Wallons, Catalans, Croates... et dont l’appellation des régiments faisait parfois référence à leur nationalité (exemples : Régiment Royal-Suédois, Régiment Royal-Catalan, Régiment Royal-Danois).

Les nombreuses guerres, lors des règnes des Rois Louis XIV et Louis XV, nécessitaient un recrutement permanent qui s’avérait insuffisant pour faire face aux besoins ; c'est ainsi qu'a été créée la Milice en 1688 par Louvois (2) qui était un service militaire obligatoire impopulaire et pesant sur les paysans et les artisans, et pour lequel chaque paroisse devait fournir un certain nombre d'hommes tirés au sort parmi les célibataires âgés de 20 à 40 ans qui en cas de besoin gardaient les places fortes et en cas de nécessité étaient aussi engagés dans les batailles.


Les régiments de l'Armée royale permanente sous Louis XV avaient différentes spécialités qui étaient les suivantes :
1/ L'infanterie dont les régiments étaient composés de compagnies de fusiliers et de grenadiers - confer ci-contre le dessin du Régiment du Limousin (représentant la bataille de Villinghausen (Allemagne) : les 15 et 16 juillet 1761 lors de la Guerre de 7 ans (1756-1763) entre la France et une coalition réunissant la Prusse, la Grande-Bretagne et le Hanovre) qui présente l'organisation suivante :
- au devant des fantassins : le porte-drapeau du Régiment du Limousin et le porte-bannière blanche du Roi de France,
- au devant des fantassins : un bas-officier (3) qui, avec sa hallebarde terminée par une pique, qu'il maniait de façon horizontale pour faire respecter l'alignement des soldats marchant vers l'ennemi - ce que l'on appelait « la ligne »,
- à gauche du dessin : les fusiliers en habit blanc reconnaissables avec leurs tricornes,
- à droite du dessin : les grenadiers (4) en habit blanc reconnaissables avec leurs bonnets d'ourson (5) et qui disposaient de sacoches contenant des grenades,
- au centre du dessin : un joueur de fifre et un joueur de tambour en habit bleu qui rythmaient le pas des fantassins dans leur marche vers les lignes ennemies,
- derrière à gauche du dessin : 3 bas-officiers (6) de fusiliers reconnaissables avec leur sabre qui avaient pour mission de faire respecter la marche en avant en ordre serré des lignes de fantassins du régiment.

2/ La cavalerie était composée de :
- la cavalerie lourde formée de régiments de cuirassiers créés en 1665 et de carabiniers créés en 1693.
- la cavalerie légère formée de régiments de hussards créés en 1692, de chasseurs à cheval créés en 1758 et de chevau-légers créés en 1779.
- la cavalerie mixte formée de régiments de dragons créés en 1541 chargée de combattre aussi bien à cheval qu'à pied.

3/ L'artillerie dotée de canons en alliage de fer dès le XVIe siècle (et non plus de bronze) qui étaient servis par des soldats spécialisés (les canonniers et les ouvriers d'artillerie).

4/ Le génie militaire organisé par Vauban (7) qui a mis au point un système protecteur d'attaque des villes ennemies et de défense des villes (fortifications rasantes) qui donnait peu de prise à l'artillerie ennemie(8).

Alexis LOGIER était fusilier d'infanterie, dont la tenue est présentée dans le tableau ci-contre conservé au Musée de l'Armée à Paris (Hôtel National des Invalides – Paris – 7ème arrondissement).

Le recrutement de l'armée royale permanente sous Louis XV :
Les soldats français étaient recrutés, par délégation des capitaines commandant les compagnies, aux sergents qui parcouraient le territoire afin d'enrôler les volontaires âgés entre 16 ans et 50 ans pouvant être tentés par l'attrait de la solde, la facilité de la vie militaire, la vie aventureuse ou bien le désir de fuir un entourage jugé pesant. Il arrivait souvent que ces sergents-racoleurs enivraient les jeunes gens, utilisaient des filles pour aguicher les jeunes gens, apposaient des affiches racoleuses, accusaient de vol les jeunes hommes (l’engagement étant la seule issue pour échapper à la prison) afin de leur faire signer plus facilement leur engagement, même si cette pratique était interdite par le ministre.
On considère que 25% des enrôlés désertaient et rentraient chez eux avant la fin des 6 ans de leur engagement et certains, plus malins, s'enrôlaient dans une autre compagnie pour toucher une nouvelle prime. C'était en partie pour lutter contre les problèmes de désertion que l'uniforme du soldat a été défini par Louvois. En habillant les soldats avec un habit spécifique qui n'était pas courant dans la vie civile, le déserteur était beaucoup plus facilement repérable.
La durée de service militaire était de 6 ans et au bout de ce terme le soldat était libéré à condition que la France ne fût pas en guerre et en ce cas les congés étaient suspendus jusqu'à la paix. C'est ainsi que le soldat Alexis LOGIER a fait une année supplémentaire (1737) de service militaire car la guerre de succession de Pologne dans laquelle son régiment était engagé a prit fin avec le traité de paix de Vienne signé entre la France et l'Autriche en 1737 et ratifié en 1738.

Nomination à la tête des régiments de l'Armée royale de l'Ancien Régime :
Si les offices de judicature, de finances et d'administration entrèrent officiellement dans le giron du pouvoir royal, les charges militaires continuèrent, au début du XVIIe siècle, à faire l'objet de transactions privées entre leurs détenteurs (colonels commandant les régiments et capitaines commandant les compagnies) avec l'approbation du roi. La vénalité des charges dans l'armée suscitait, cependant dès cette époque, le mécontentement de la noblesse qui y voyait un moyen pour les riches roturiers d'accéder aux grades d'officiers à ses dépens.
L'ordonnance royale du 2 avril 1654 a interdit la vente de charges à tous les régiments d'infanterie pour les charges de capitaine, de lieutenant et d'enseigne, mais son application rencontra, cependant de nombreuses résistances et la vente de charges militaires fit l'objet d'actes notariés jusqu'en 1680, et se poursuivit officieusement au delà. C'est ainsi que le roi attribuait aux officiers d'ascendance noble des commissions subordonnées à leur loyauté et à leur obéissance au roi les autorisant à lever et à commander des régiments en son nom en accord avec les ordonnances qu'il promulguait.

► voir un exemple d'ordonnance royale de 4 pages du 20 mars 1757 pour le rétablissement des Régiments Royal-Lorraine & Royal-Barrois.

Organisation des régiments d'infanterie de l'Armée royale :
Les soldats d'une compagnie (un peu moins d'une centaine d'hommes (officiers et soldats)) appartenaient à un capitaine qui en était le propriétaire. Ce capitaine la mettait au service du roi qui en retour lui attribuait une somme destinée à payer la solde et l'entretien des hommes et aussi son train de vie.
Plusieurs compagnies formaient des bataillons : 1 à 2 par régiment qui était placé sous le commandement d'un colonel, noble de haut-rang, qui lui aussi était propriétaire de sa charge et de ses soldats.

Historique des colonels commandant le Régiment de Limousin (9) :
La filiation de ce régiment remonte à la création en 1635 du Régiment de Calvisson par Nicolas de Louet, marquis de Calvisson, auquel a succédé en 1638 le Régiment de Montpezat dont le propriétaire était Jean François de Trémollet de Buccelli, baron puis marquis de Montpezat.
En 1674 il a pris le nom de régiment de Limousin dont les colonels commandant ce régiment pendant la période de service du soldat Alexis LOGIER étaient :
• 1706-1734: Nicolas Léon Phelippes de La Houssaye
• 1734-1744 : Louis Jules Barbon Mancini Mazzarini, duc de Nivernais

Le Régiment du Limousin avait 2 drapeaux qui étaient les suivants (10) :
1- le drapeau colonel qui est blanc,
2- le drapeau d'ordonnance avec la croix blanche représentant la bannière de Saint-Michel (11) et les 3 couleurs du régiment accolées en 3 quartiers qui sont eux mêmes situés de part et d'autre des 4 côtés de la croix blanche ; ces couleurs sont les suivantes : association de l'aurore à la couleur jaune-orangée, cramoisie désignant un rouge profond tirant vers le violet, et le vert. - confer le dessin du drapeau du Régiment du Limousin ci-contre.
Les drapeaux des régiments rectangulaires mesurant plus de 200 centimètres carré étaient confectionnés dans de l'étoffe de toile de soie très épaisse (cendral ou samit (12)) et formés à partir de 7 morceaux séparés qui sont cousus entre eux : 4 pour les quartiers et 3 pour la croix blanche (un morceau entier pour la largeur du drapeau sur lequel sont ensuite cousues les 2 autres branches).
Les hampes des drapeaux qui étaient confectionnées en bois de frêne, hêtre ou bois de Biscaye, d'un diamètre de 1 pouce (conversion = 2,54 cm) ; elles étaient parfois vernies ou le plus souvent peintes en bleu ou à la couleur dominante pour le drapeau d'ordonnance, et en blanc pour le drapeau colonel. Elles mesuraient généralement entre 220 et 230 cm et se terminaient en bas par un talon pointu en fer ou en cuivre doré d'une dimension de 10 à 30 cm, et en haut par une pique simple (ou très rarement une fleur de lys) d'une dimension de 20 cm toujours en fer doré.

Condition du soldat :
La discipline n'était guère oppressive surtout avant 1760. En temps de paix, le soldat pouvait travailler en ville et devait rentrer au quartier à 8 heures du soir. Les sergents et l'aide-major de service étaient les seuls chefs qu'il voyait chaque jour.
La solde qui était payée d'avance pour 5 jours en temps de paix et 10 jours en temps de guerre, était fixée depuis 1713 à 5 sols 6 deniers (13) pour le fusilier d'infanterie, auquel on retenait :
- 2 sols pour le pain,
- 1 sol 4 deniers pour la masse d'entretien,
- 1 sol pour le linge et chaussures.
Il restait donc 1 sol 2 deniers pour verser à l'ordinaire, acheter la viande, les condiments et le combustible.
Cette solde beaucoup trop modique, surtout vers 1755, condamnait le soldat à une misère. En route, le soldat ne recevait point d'argent, mais la ration d'étape coûtait au roi 8 sols environ, et 1 sol 4 deniers étaient versés à la masse d'entretien. C'était donc 9 sols 4 deniers qu'il aurait fallu donner en 1740 pour que le soldat ne dépérît pas. La preuve en est que les corps de troupes légères recevaient une solde de 10 sols par jour (ordonnance royale du 8 février 1747).
Quand un soldat obtenait la permission de se marier, le roi accordait au soldat 1 sol par jour et une ration pain à sa femme. En cas de maladie, le soldat était soigné dans un des 85 hôpitaux militaires.

Vie des soldats des régiments français de l'Armée royale :
La vie des soldats était très dure : les comportements considérés comme fautifs étaient quelquefois, et comme dans toutes les armées de l'époque, punis de châtiments corporels ; la subsistance était améliorée par la création d'un service d'intendance qui grâce à ses magasins permettait de nourrir régulièrement les soldats (y compris dans les périodes de guerre) – cela évitait aux soldats de se livrer à la maraude ou au pillage, du moins lorsqu'ils opéraient en dedans des frontières du royaume.

Organisation du régiment de Limousin pendant la période de service militaire du soldat Alexis LOGIER :
Le Régiment de Limousin était organisé sur 2 bataillons qui étaient des unités tactiques composées de compagnies de fusiliers (entre 14 et 16) et de grenadiers (4) dont les noms correspondaient au patronyme de l’officier (capitaine) commandant ces unités.
En outre, dans le 1er bataillon de ce régiment, il y avait 2 compagnies aux missions spécifiques et qui étaient les suivantes :
la « compagnie colonelle » qui était chargée de fournir un service d'état-major au colonel commandant le régiment,
la « compagnie de mestre de camp » chargée de fournir le service d'administration du régiment ; c'est ainsi qu'il était courant qu'après un conflit, les régiments étaient licenciés à l'exception de cette compagnie permettant ainsi de faciliter une nouvelle levée de troupes.

► voir l'organisation du Régiment de Limousin dans ce document présentant l’organigramme du Régiment de Limousin en 1729, extrait de l’ouvrage de André Corvisier (tome 3) publié avec le concours du CNRS en 1970 (source ministère des armées – état-major de l'armée de terre – service historique)

Les registres des contrôles des régiments de l'Ancien régime (14) :
L’ordonnance royale du 2 juillet 1716 a prescrit de tenir un registre tenu à jour par la compagnie mestre de camp de chaque régiment, indiquant pour les sergents, caporaux et soldats :
- leurs noms, prénoms, surnoms de guerre (15), le nom de leurs parents et parfois leur profession avant leur enrôlement,
- la date et leur lieu de naissance et leur âge à la date de leur enrôlement,
- leur date d’engagement dans le régiment,
- leurs signalement morphologique, notamment leur taille, la couleur de leurs cheveux et de leurs yeux,
- la date de leur congé absolu, de leur mort ou de leur désertion.

Les détails relatifs au soldat Alexis LOGIER sont inscrits dans le registre de contrôle du Régiment de Limousin.

► voir un extrait du registre de contrôle nominatif du Régiment de Limousin : les effectifs en personnels de la compagnie de mestre de camp du Régiment du Limousin étant détaillés dans les pages 17 à 24 de son registre de contrôle, les détails relatifs au soldat Alexis LOGIER (alias Lachau) sont inscrits à la page 20 (en haut et à droite).

Cette page 20 du registre de contrôle du Régiment du Limousin met en évidence les éléments relatifs au soldat Alexis LOGIER, alias Lachau qui sont les suivants :
 • Nom et prénom propres : LOGIER Alexis
Surnom de guerre : alias LACHAU
Lieu de naissance : paroisse de Lachau (16), juridiction du Buis (17) (devenue Buis-les-Baronnies), Province du Dauphiné (domaine royal) (18).
Signalement : âge de 20 ans au moment de son enrôlement
Caractéristiques morphologiques : sa taille est de 5 pieds et 3 pouces (conversion en centimètres = 160,02 cm) - cheveux bruns et yeux gris,
Date de son enrôlement : 1er mai 1730 – ce qui signifie qu'il est né en 1710
Dates des morts, des congés absolus et des désertions : il a été réformé à l'âge de 27 ans en 1737 (soit après 7 années de service militaire dans l'Armée royale).

Il est à noter que les sous-officiers et les caporaux étaient inscrits en tête des pages de chaque compagnie des registres. Ce qui indique que le soldat Alexis LOGIER était un simple soldat.

Le surnom de guerre (19) du soldat Alexis LOGIER :
Il ne faut pas considérer les surnoms militaires isolément car l'attribution de surnoms était générale dans l'ancienne France. Toutefois les surnoms militaires ont pris très tôt, dés l'organisation définitive de l'armée permanente sous le Roi Louis XIV, un caractère officiel car mention en était faite sur toutes les pièces concernant le soldat.
La désignation des surnoms rentraient dans plusieurs catégories :
- prénoms, patronymes et déformations,
- origine géographique : provinces, localités, paroisses, fleuves, topographie...
- végétaux, métiers, outils, ustensiles,
- vie militaire,
- caractéristiques physiques et morales,
- histoire et mythologie.

Le surnom de guerre du soldat Alexis LOGIER ne semble pas être relatif à la paroisse dans laquelle il est né car elle était dénommée à l'époque La Chaup. Peut-être que le surnom du soldat Alexis LOGIER avait son origine dans l'histoire féodale de Lachau qui était une terre des barons de Mévouillon, appartenant dès 1209 à une branche cadette de cette famille, connue sous le nom de Raybaud ou de Raimbaud de Lachau.

► voir la page 186 du « Dictionnaire topographique du département de Drôme comprenant les noms de lieu ancien et modernes » de la Société d'archéologie et de la statistique de la Drôme par J. Brun-Durand (Imprimerie nationale – 1891)

Conclusion :
A partir de l'histoire militaire du soldat Alexis LOGIER, alias Lachau, cet article pourrait être l'occasion pour les lectrices et lecteurs de redécouvrir l'excellent film « Fanfan la Tulipe » (1952) du réalisateur Christian-Jaque (1904-1994) avec le célèbre acteur Gérard Philippe (1922-1959), et dont le scénario et les dialogues ont été réalisés par Henri Jeanson, écrivain, journaliste et scénariste français (1900-1970).
Du scénario de ce film peuvent être mentionnées les citations humoristiques suivantes :
« M'avez vous au moins amené de belles recrues ? Je veux des visages avenants, gracieux, enjoués, qui expriment la joie de vivre et de mourir si il y a lieutenant »
« La guerre - le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part »
« Monsieur la Tulipe, je vous fais grand compliment. S'il est vrai, comme on le dira un jour, que la guerre est une affaire trop sérieuse pour qu'on la confie à des militaires, vous avez néanmoins montré, dans la conduite des opérations dont vous avez pris l'initiative sans nous en référer, un talent digne d'un général. Je vous fais donc capitaine ».
« La crédulité est la force principale des armées ».

C.A.M.

1 Avec la réforme de 1791, les régiments d'infanterie perdent leurs appellations régionales ou nationales, entraînant ainsi la disparition des régiments étrangers en tant que corps distinctifs dans l'armée française.

2 François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, comte de Tonnerre (1639-1691) était un homme d'État français et l'un des principaux ministres de Louis XIV.

3 Dans l'armée de l'Ancien Régime, le bas-officier est un militaire de grade inférieur à celui d'officier.

4 La mission des grenadiers (soldats d'élite) était de créer des brèches dans les lignes ennemies permettant aux fusiliers de s'y engouffrer.

5 Contrairement au tricorne, le bonnet d'ourson permettait au grenadier de jeter les grenades sans être gêné lors de leur envoi.

6 Ces sergents de batailles recevaient, dans un jour de combat, le plan de la disposition de l'armée et leur fonction était donc de ranger et d'aligner les troupes en bataille.

7 Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633-1707) est un ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien et essayiste français qui a été nommé Maréchal de France par le Roi Louis XIV.

8 On disait à l'époque : « Ville défendue par Vauban, ville imprenable ; ville attaquée par Vauban, ville prise ».

9 Ce régiment est devenu en 1793 la 42ème demi-brigade d'infanterie de ligne, puis en 1803 le 42ème d'infanterie de ligne, ensuite en 1882 le 42ème d'infanterie et finalement le 42ème régiment d'infanterie mécanisée créé en 1958 et dissous en 1991.

10 D'après l'ouvrage "Drapeaux et étendards du Roi" de Pierre CHARRIE membre du conseil d'administration du Musée de l'Armée et de la Sabretache, secrétaire de la Société française de vexillologie.

11 Saint Michel archange et prince de la Milice céleste (et aussi actuellement saint patron des troupes aéroportées militaires françaises) : sa croix a été utilisée comme antagoniste au drapeau de l'Angleterre dont le patron est Saint Georges.

12 Tissu oriental fait de 6 fils de couleurs, à chaîne de lin et trame de soie ou tout en soie.

13 Confer l'ouvrage de Adolphe Dieudonné « Monnaies royales françaises depuis Hugues Capet jusqu'à la Révolution ».

14 Ces registres conservés au SHD du ministère des armées couvrant une période s'étendant du XVIIe siècle à 1793 avaient pour objectif d’une part, de connaître la situation exacte des armées, et d’autre part, de surveiller les fonds attribués, en luttant contre les abus divers : les désertions, les « passe-volants » qui étaient des individus recrutés temporairement par les capitaines pour présenter une compagnie complète aux commissaires des guerres assistant à la revue avant de verser la solde du régiment, les « rouleurs » ou « billardiers » qui quittaient leur compagnie pour une autre afin de toucher une 2nde prime d’engagement..

15 Cependant, certaines identités étaient fausses, notamment lorsque les engagés volontaires avaient quelque chose à se reprocher.

16 Dépendant du diocèse de Gap.

17 Un des 7 tribunaux de bailliage de la Province du Dauphiné qui avaient des compétences dans les domaines militaire, administratif, judiciaire et financier qui étaient exercés par des officiers royaux.

18 Le Dauphiné était une ancienne province française intégrée au Royaume de France en vertu du traité d'union du Dauphiné à la France en 1349, et dissoute par le décret de la division de la France en départements en 1790 lors de la Révolution française.

19 Confer l'ouvrage « Les surnoms militaires en France au XVIIIe siècle », communication faite le 16 juillet 1948 au 2ème Congrès international de toponymie et d’anthroponymie de Robert Dauvergne (1908-1977), professeur d’histoire et géographie, historien, archéologue et collectionneur français.

 

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