Village de Lachau
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Vue du chateau et de l'église © Dobeuliou
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Les curés et les desservants de Lachau de 1750 à 1960

Avant de présenter la liste des curés et les desservants de Lachau entre 1750 et 1960, il y a lieu de définir les fonctions et les structures ecclésiastiques.

Prêtre et Curé = un prêtre placé à la tête d'une paroisse est soumis dans l'exercice de ses fonctions à l'évêque du diocèse qui regroupe plusieurs paroisses territoriales pouvant avoir plusieurs églises ou chapelles1. Le curé est une fonction. Le prêtre, est un état. Tous les curés sont des prêtres mais tous les prêtres ne sont pas forcément curés.

Abbé, curé et vicaire = l'abbé qui est le premier niveau dans la hiérarchie ecclésiale n'est pas titulaire d'une cure. Le curé qui est le niveau au-dessus, est titulaire d'une cure et à ce titre dirige la paroisse. Le vicaire est l'adjoint du curé, et à ce titre il remplace le curé en cas d'empêchement. Les abbés, les curés et les vicaires ont exactement les mêmes devoirs sacerdotaux, la seule différence c'est que le curé et le vicaire sont comptables de leur paroisse devant l'évêque, mais pas l'abbé qui, lui, rend compte au curé.

Desservant = c'est un ministre du culte qui assure, à titre transitoire ou permanent, le service religieux d'un lieu de culte ou d'une communauté. Ces desservants n'étaient pas canoniquement curés.

Chanoine = membre du clergé catholique romain, ayant des obligations canoniques et liturgiques particulières au sein de la communauté religieuse dans laquelle il est en service. Les chanoines sont des prêtres consacrés qui vivent en communauté et sont souvent associés à une cathédrale ou à un chapitre.

Archiprêtre = c'est un titre honorifique attribué à un prêtre, en général un curé d'une église importante (comme cela fut le cas à Séderon). Anciennement, ce titre fut aussi porté par un prêtre qui remplaçait un évêque.


Succursale = c'est une église créée afin de suppléer à l'insuffisance de l'église paroissiale. L'attribution de ce statut débouchait généralement sur l'érection en paroisse. Le Concordat de 1801 qui réorganise la religion catholique en France après la tourmente révolutionnaire, prévoyait une église principale par canton, dont le curé, nommé par l'évêque, devait obtenir l'agrément de l'État (préfet) ; les églises des autres paroisses du canton ont seulement le statut de succursales ; à leur tête se trouvait un desservant, choisi librement par l'évêque du diocèse.

Cures et presbytères 2 : les termes de cure et de presbytère sont liés car ils relèvent tous deux de l'activité paroissiale des prêtres et présentent des similitudes, sans qu'ils soient pour autant semblables.

1. Le presbytère est destiné au curé d'une paroisse. Elle est mentionnée dans le Code de droit canonique qui souhaite qu'elle soit proche de l'église et que les vicaires y mènent avec le curé "une certaine forme de vie commune". Il s'agit en fait d'un logement de fonction.

2. La cure désigne dans le vocabulaire du Code de droit canonique, le lieu du soin des fidèles malades de l'église. Ce mot est surtout utilisé par l’Église pour parler de l'action spirituelle de ses ministres et dans le langage courant pour parler de la charge paroissiale du curé ; on dit ainsi qu'un curé obtient une cure quand on lui attribue une paroisse. Il s'agit dans cette acception d'une fonction et non plus d'une action spirituelle. Par extension, le mot de cure en est venu à désigner le presbytère.

Ces deux termes peuvent ainsi être employés pour désigner la même chose. Par contre, si "cure" peut être employé à la place de "presbytère", l'inverse n'est pas vrai. Ainsi un presbytère ne désignera jamais qu'un logement de fonction, car il a une définition au champ beaucoup plus limité.

A Lachau, on peut situer le presbytère puis la cure qui était situés dans les installations suivantes :

1/ dans le château (haut de l'aile gauche) - ♦ confer la photo ci-contre.

2/dans la maison située à droite de l’hôtel Audibert – ♦ confer la photo de son entrée ci-contre.

3/ dans la maison située à côté de l'ancienne poste elle-même devant la place principale du village – ♦ confer la photo de son entrée sur la route allant vers Notre-Dame de Calma ci-contre.

Pour situer la liste des curés et les desservants de Lachau dans la période allant du 18ème siècle au 20ème siècle, il est proposé de se référer sur le tableau historique des régimes politiques qui se sont succédé – confer le document ci-dessous :

Types de régimes

Gouvernants

Dates

Monarchie absolue

Rois Louis XV et Louis XVI

de 1743 à 1791

Monarchie constitutionnelle

Roi Louis XVI

du 17 septembre 1791 au 21 septembre 1792

Première République

Convention = 1792- 1795 ; Directoire = 1795 – 1799 et Régime consulaire = 1799– 1804

du 22 septembre 1792 au 18 mai 1804

Premier Empire (Monarchie impériale)

Empereur Napoléon 1er

du 18 mai 1804 au 4 avril 1814

Première Restauration (Monarchie constitutionnelle)

Roi Louis XVIII

du 6 avril 1814 au 20 mars 1815

Cent-Jours (Monarchie impériale)

Empereur Napoléon 1er

du 20 mars 1815 au 7 juillet 1815

Seconde Restauration (Monarchie constitutionnelle)

Rois Louis XVIII et Charles X

du 8 juillet 1815 au 2 août 1830

Deuxième République (Régime présidentiel)

Prince Louis-Napoléon Bonaparte

du 24 février 1848 au 2 décembre 1852

Second Empire (Monarchie impériale)

Empereur Napoléon III

du 2 décembre 1852 au 4 septembre 1870

Troisième République (Régime d'assemblée puis régime parlementaire)

14 présidents de la République et plusieurs présidents du conseil des ministres

du 4 septembre 1870 au 10 juillet 1940

État français (Régime antirépublicain autoritaire)

Maréchal Philippe Pétain

du 10 juillet 1940 au 3 juin 1944

Gouvernement provisoire de la République française

Général Charles de Gaulle

du 3 juin 1944 au 26 octobre 1946

Quatrième République (Régime parlementaire)

2 présidents de la République et plusieurs présidents du conseil des ministres

du 27 octobre 1946 au 4 octobre 1958

Cinquième République (Régime présidentiel)

Général Charles de Gaulle

À compter du 5 octobre 1958

 

Jean-Baptiste CHARRAS : durée de son ministère = 1750 -1788

Ses archives paroissiales (baptêmes, mariages, décès) sont conservées dans le service des archives départementales de la Drôme.

Né le 22 février 1717 à Montauban sur l'Ouvèze (26 189), il décède à Lachau le 8 mars 1788 et il a été inhumé dans l'ancien cimetière de Saint-Michel qui était situé à côté de l’église Saint-Michel, aujourd’hui disparue et qui, semble-t-il, a été l’église primitive de Lachau, du temps où le village était perché sur la bute de La Moute.

Le lieu-dit Saint-Michel qui en perpétue le nom, est situé à quelques centaines de mètres en contre-bas de la Moute, au bord du chemin qui monte à la tour du Riable. Le cadastre de 1707 y place « Le Simetiere de la chapelle de Saint-Michel ». Cet emplacement se présente de nos jours comme une vaste plate-forme bordée par un talus empierré. Des tessons de tuiles, parmi les pierres attestent d’une construction tandis que de petits bouts d’os, ramenés en surface par les travaux agricoles rappellent l’existence du cimetière.

Jacques MEYER nommé en 1789

Jean HELLION nommé le 14 juin 1792

Pierre Joseph FERLIN nommé le 22 novembre 1803

Jacques MEYER nommé le 15 mars 1806

Jean TARDIEU nommé le 30 juin 1806

Jean Baptiste REYNAUD nommé le 5 octobre 1807

Joseph REYNAUD-LACROZE nommé le 24 décembre 1807

Jules POULIN nommé le 1er janvier 1832

Barthélémy CLEMENT nommé le 1er octobre 1832

Callixte MARTIN nommé le 1er janvier 1837.

Il est nommé curé de Beaumont-Monteux en 1849 et y exerce son ministère jusqu'en juin 1862.

Jean Pierre Alexandre ROUX nommé le 1er janvier 1849.

Il est né à Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Il fut ancien vicaire à Mirabel-aux-Baronnies.

C’est lui qui a ouvert le livre des Annales de l’église de Lachau

Joseph BENOÎT nommé le 17 août 1854.

En 1863, grâce à lui, l'église paroissiale du Très-Saint-Cœur-de-Marie est entièrement construite après le début de l'opération en 1860 à l’exception du clocher.

La démolition de l'ancienne église Saint-Martin ne sera effectuée qu’en 1884.

Il est nommé à Die au début de l’année 1864 et y assure son ministère jusqu'en juin 1877.

Firmin PAU nommé le 1er janvier 1864

Charles François CLAUDON nommé le 24 juin 1865. Puis, il est nommé le 18 Mai 1868 à Erôme

Pierre Auguste SIBEUD venant de Barnave nommé le 24 juin 1865.

Puis il est nommé à Chamaret

Antoine BONNEAU nommé le 25 mai 1878 ; il venait de Ferrassières.

Il est né à Bellecombe le 20 juin 1831 et il décède le 20 février 1913 à Lachau.

Il est inhumé au cimetière de Lachau – ♦ confer les 2 photos de sa tombe ci-contre.

Joseph Maurice PASCALIN nommé le 5 juillet 1913. Il est mobilisé le 4 septembre 1914 – confer l'article le concernant sur le site net de la mairie de Lachau « Personnes remarquables ».

Pensant l'absence de Joseph Maurice PASCALIN pendant la 1ére guerre mondiale lors de laquelle il a été mobilisé, il est remplacé du 15 août 1914 au 10 aout 1915 par les Révérends pères de Surdun, et Fleury (jésuites), puis du 15 août 1915 au 13 mars 1918 par l’abbé Girard, curé d’Eourres. Il revient en tant que curé en 1919 et assure son ministère non seulement à Lachau mais aussi à Ballons et à Eygalayes jusqu'en 1925.

Marius GONON nommé le 23 octobre 1926

Marius RIVAL nommé le 4 novembre 1933

Adrien LOCHE nommé le 16 avril 1938.

Le 16 mars 1911 (14 h 00) il est né à Cilioustat dans la maison de ses parents située au quartier de Picoliere et est déclaré à la mairie le lendemain.

Ses parents étaient François Auguste LOCHE né en 1873 (propriétaire cultivateur) et Emilie MASSE née en 1877 (ménagère)

Sa fratrie est la suivante :
• Auguste Marie Emilie LOCHE : mariée le 18 juin 1921 avec Henri Paul LAFOND
• Emile Henri LOCHE 1901 – 1951
• Félicie Emilie Henria LOCHE religieuse 1906 - 2002
• Paul Adrien Gabriel LOCHE prêtre 1911 – 1979

Ses grands-parents sont les suivants :
• paternels = Auguste Alexandre LOCHE né en 1839 et marié à Adeline CHAMPESTEVE né en 1845
• maternels = Henri MASSE né en 1835 et marié avec Marie REBOUL né en 1845

Sa biographie religieuse est la suivante =
• 19 décembre 1931 : tonsure
• 11 mars 1933 : il reçoit les premiers ordres mineurs
• 23 décembre 1933 : il reçoit les derniers ordres mineurs
• 3 octobre 1934 : professeur à l'institution Notre-Dame à Valence
• 28 mars 1936 : ordonné au sous-diaconat
• 16 avril 1936 : nommé curé de Lachau
• 6 juin 1936 : ordination diaconale
• 2 juillet 1936 : ordination presbytérale et ordonné prêtre pour le diocèse de Valence
• 28 août 1937 : nommé curé à Laborel
• décembre 1939 : maladie
• 3 août 1940 : nommé curé des Petits-Robins – Livron-sur-Drôme
• 2 décembre 1944 : congés de maladie
• 13 janvier 1945 : nommé curé de Barcelonne
• 21 août 1948 : nommé curé d'Autichamp
• 1953 : il se retire à Paris - Paris, 75056, Paris, Ile-de-France aux externats de Lycéens à l'école Fénelon jusqu'en 1968.
• 7 décembre 1968 : nommé aumônier de l'hospice de Rochetaillée – Saint-Uze – ♦ confer la photo ci-contre.
• 18 novembre 1979 : il décède à Saint-Uze.

Grand invalide militaire, il a fait un très grand travail de classement aux archives diocésaines de Valence et il a écrit plusieurs livres qui forment des répertoires sur les prêtres du diocèse de l'Ancien régime au 20éme siècle.

Parmi ses nombreux livres qu'il a écrits, on peut citer :

• « Les prêtres de la Drôme, du Concordat à nos jours n°1 à 964 : Abeillon à Cychery » établie au 31 décembre 1974 et qui est vendue en version numérique

• Il a rédigé un ouvrage « Les Curés et Desservants de la Révolution à nos jours » qui a été diffusé au grand public en 1973 et qui est vendue en version numérique. Il a été préfacé par Maurice BOUVIER Vice-Chancelier de l’Évêché de Valence– confer la page de garde ci-contre.

De plus, il a écrit d'autres ouvrages comme : « Les curés de la Drôme aux 17e et 18e siècles », « Les prêtres de la Drôme devant la Révolution ».

En outre, ses notes tapées à la machine dont une très grande partie est conservée par Sophie Audibert, secrétaire de mairie de Lachau, a permis à des résidents de Lachau (Jean-Alain Morigny, Monique Amic...) de réaliser une histoire religieuse très riche entre 1849 et 1925 de la commune de Lachau consultable sur internet. Ses notes ont été rédigées à partir des archives de la cure : Livre de Paroisse, Livre de comptes, Registre du conseil de Fabrique et Registre de Catholicité.

Louis ROUX (1913-1983) nommé le 1er septembre 1940.

En 2010, l’association « Mémoire Résistance Hautes-Baronnies » a rendu hommage à l’action de l’abbé Roux après le massacre du maquis d’Izon. Une plaque commémorative est posée sur l’ancienne cure et inaugurée en présence de Monseigneur Lagleize évêque de Valence : ♦ confer la photo ci-contre.

Histoire= Les membres de ce maquis regroupés depuis novembre 1943 dans les environs d’Izon se sont crus en sécurité mais ils ont été dénoncés par deux des anciens membres et 34 d’entre eux ont été exterminés le 22 février 1944 par un commando allemand de la division Brandebourg venu de Carpentras.

Le problème de leur sépulture se pose aussitôt :

1. le maire d’Eygalayes (Girard) avait envisagé d’inhumer les victimes dans une fosse commune ;

2. cependant c'est à l'initiative d'un résistant « Marchal » survivant du massacre et surtout de l’abbé Roux qu'a été donnée aux victimes une sépulture décente ;

3. le maire d’Eygalayes a donné un terrain ;

4. dans la nuit qui a suivi le massacre des hommes de Ballons, d’Eygalayes et de Lachau confectionnent des cercueils ;

5. l’inhumation a eu lieu le 25 février 1944, là même où se trouve aujourd’hui la nécropole nationale (sur la route menant au Col Saint-Jean) – ♦ confer la photo ci-contre.

Victor RIETER nommé le 20 juillet 1946

Maxime TESSIER nommé le 19 juin 1948 comme vicaire-suppléant, puis le 25 septembre 1948 comme curé. Ancien infirmier militaire qui s'est reconverti dans le sacerdoce (selon le témoignage de Henri Amic), il est à l'origine des monuments religieux suivants :

1/ Oratoire de Saint-Joseph situé sur la route D 201 en direction d'Éourres à 400 m à gauche au bord de la route ; il a été restauré en 1965 - confer l'article sur le site net de la mairie de Lachau « autres édifices et monuments » et la photo ci-contre ♦.

2/La Croix de mission fruit de son action volontariste de prédication religieuse - confer l'article sur le site net de la mairie de Lachau « autres édifices et monuments » et la photo ci-contre ♦.

Il a organisé des cérémonies religieuses telles les rogations qui se terminaient par des processions vers l'église de Lachau pour participer à des messes (témoignage de Monique Amic)

Le terme de rogation vient du latin « rogare » signifiant « demander », « prière », mettant en application la demande faite par Jésus : « Demandez et vous recevrez » (Luc 11, 9). Ce sont des prières publiques et groupées solennelles pour demander, via des processions, des bénédictions sur la campagne, notamment les cultures et les bêtes, contre les maléfices et aléas climatiques. Tombées en désuétude au milieu du XXème siècle, elles tirent leur origine du Ve siècle quand Saint Mamert, évêque de Vienne décide d'instituer juste avant l'Ascension, des jours de jeûne, prières et lectures pieuses pour éloigner les calamités naturelles sur la campagne environnante. Actuellement, elles prennent une forme assez similaire à celles du Moyen-Âge : prières d'intercessions exprimées au cours de longues processions de pénitence et supplication à travers les campagnes, puis des messes, notamment les 3 derniers jours avant l'Ascension. Les fidèles demandent à Dieu de bénir et faire prospérer les tâches agricoles contre la sécheresse et les aléas de la nature, parfois, aussi la pluie – ♦ confer le tableau d'une rogation en Bretagne au 19e siècle ci-contre.

Malgré une perte de vitesse évidente du fait du développement de la vie urbaine, les rogations reprennent du terrain depuis une dizaine d'années. Après le Concile Vatican II, les conférences épiscopales nationales doivent en organiser le déroulement en fonction des besoins et des convenances locales, l'objectif étant de prier pour la protection de Dame-Nature, de rechercher un Bien Commun et un monde social plus juste : Idéal à l'heure de Laudato Si' et du réchauffement climatique.

Henri REYNAL nommé le 15 septembre 1956 et il assure son ministère jusqu'au 25 juin 1960.

A partir de cette date Lachau a été rattachée à la paroisse de Mévouillon.

C.A.M.

1- Sur le territoire de Lachau, il a été recensé 7 chapelles qui toutes ont disparu et qui sont les suivantes :
• La chapelle de la Madeleine (Sainte Marie-Madeleine)
• La chapelle Notre Dame de Pitié
• La chapelle Saint-Sauveur
• La chapelle Saint-Claude,
• La chapelle Saint-Antoine
• La chapelle Sainte-Catherine
• La chapelle Saint-André

2- Sources : Catholicisme (une encyclopédie du catholicisme) - articles "cure" et "presbytère".

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