Les facteurs de la Poste de Lachau entre 1836 et 1936
Facteur rural à pied vers 1900 ♦ confer la photo 1 ci-contre.
"Moi, quand j'ai un message à expédier, je n'écris pas un livre: je vais à la poste."
Frédéric Dard = interview dans Le Monde 18 décembre 1970
Longue évolution de La Poste
La Poste est issue des relais de poste créés par le Roi Louis XI en 1477 pour le transport des messages royaux et des offices de messagers royaux créés en 1576 qui sont autorisés à transporter le courrier des particuliers ♦ confer le dessin 2 ci-contre.
C'est au début du 18éme siècle que date l'origine de l'administration des postes en France, avec la création en 1672 par Louvois[1] d'une part de la « Ferme générale des postes[2] » dont le premier bail est attribué à Lazare Patin puis de la « Poste aux lettres », dirigée par le surintendant général des postes. À l'époque, le port est payé par le destinataire ♦ confer le dessin 3 ci-contre.
Lors de la Révolution et de l'abolition des charges royales, dont celle de la « Ferme générale des postes », les postes deviennent un service réparti sur le territoire d'environ 1 400 relais de postes composé de 16 000 chevaux assurant les liaisons entre les relais postes. Après l'Ancien régime, les décisions ont été les suivantes :
- Avril-juillet 1793 : mise en place de la Régie nationale des Postes qui est transformée en administration nationale des Postes et Messageries dirigée par 9 administrateurs.
- Juin 1794 : suppression de l´administration nationale des Postes et Messageries, telle que définie en avril-juin 1793 et remplacement par 3 agences : Poste aux lettres, Poste aux chevaux et Messageries.
- Juin 1795 : suppression des agences des Postes et Messageries en les remplaçant par une administration générale des Postes et Messageries.
- Juin 1801 : arrêté qui consacre le monopole postal et réitère les dispositions précédemment émises à ce sujet.
- Mars 1804 : création de la direction générale des Postes par un arrêté des 3 consuls[3].
- 1805 : mise en service d'un nouveau système de transmission postale plus rapide : les estafettes (messagers chargés d'une dépêche).
- 1849 : le service postal organisé initialement par l'État pour sa communication interne et la transmission des ordres et des rapports entre les différents échelons de son administration, se transforme pour devenir accessible à tous les habitants.
- 1873 : fermeture des derniers relais de poste et suppression de la Poste aux chevaux. La première carte postale est mise en circulation.
- 1879 : fusion de l'administration des postes et de celle du télégraphe apparue après 1845 pour former l'administration des postes et télégraphes. Les Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT) deviennent alors un ministère de plein exercice dont Adolphe Cochery (avocat de formation : 26 août 1819 – 13 octobre 1900) devient le premier ministre des P. et T. du 5 février 1879 au 21 février 1883 ♦ confer la photo 4 ci-contre.
- 1941 : fusion de la direction de l'exploitation télégraphique et la direction de l'exploitation téléphonique qui devient alors la direction des télécommunications.
- 10 mai 1946 : un décret crée 2 directions générales : la Direction générale des Télécommunications (DGT) et la Direction générale de la Poste (DGP).
Fonctionnement du service postal.
- Août 1790 : les employés des Postes doivent faire le serment de respecter le secret des correspondances.
- Juillet 1791 : est publié un décret sur le secret et l´inviolabilité des lettres.
- Septembre 1791 : un article punissant la violation du secret des correspondances est inséré dans le projet de code pénal proposé à l´assemblée.
- Octobre 1795 : l'article 638 du code des délits et des peines du 3 brumaire an IV relatif à la violation du secret des lettres indique que « quiconque sera convaincu d'avoir volontairement et sciemment supprimé une lettre confiée à la poste, ou d'en avoir brisé le cachet et violé le secret, sera puni de la peine de la dégradation civique ».
- 1817 : Régie intéressée de la Poste aux lettres remplacée par une régie simple : l´exploitation de la Poste aux lettres s´effectue ainsi au profit de l´État.
- 1835 : Antoine Conte, directeur des Postes, détermine la première tenue officielle des facteurs sans toutefois en imposer le port obligatoire.
- 1856 : la tenue officielle est obligatoire et payée sur la rémunération des facteurs. Seul le chapeau haut de forme est remplacé par une casquette de forme russe ornée de passepoils rouges et d’une visière de cuir noir ♦ confer le dessin 5 ci-contre.
- 1849 : apparaissent les premiers timbres postes en France qui portent la charge de l'affranchissement désormais à l'expéditeur des lettres. Réforme postale abaissant le prix du port des lettres et créant le timbre-poste à l'effigie de Cérès, déesse des moissons. Ainsi, le prix de la lettre d´un poids donné est le même pour tous sur l'ensemble du territoire français ♦ confer la photo 6 ci-contre.
- 1853 : ordre de service du 11 juin mentionnant que l´administration des Postes tolère l´installation de boîtes aux lettres chez les particuliers selon des règles précises ♦ confer les photos 7 et 8 ci-contre.
- 1864 : Décret du 27 novembre qui applique le terme de « recette » pour désigner le bureau de poste ; les directeurs de bureau de poste deviennent receveur des Postes dont la mission est la suivante : distribution du courrier le matin et service au guichet l’après-midi.
- 1881 : création de la Caisse nationale d’épargne.
- 1884 : mise en service généralisé des premières machines françaises à oblitérer le courrier (Machine Daguin) ♦ confer la photo 9 ci-contre.
- 1893 : La Poste tolère l´emploi de la bicyclette pour les facteurs sans dédommagement financier dans un premier temps ♦ confer la photo 10 ci-contre.
- 1901 : création du corps des architectes des PTT qui d'abord centralisé, est régionalisé à partir de 1923 et contribue à nourrir la politique d'implantation, de création et de construction des bâtiments de l'administration sur tout le territoire jusqu'en 1973, année de sa dissolution.
- 1910 : installation des premiers distributeurs automatiques de timbres-poste qui délivraient à l´époque un timbre à 0,10 F
- 1914 : réseau de plus 15 000 bureaux et autant de receveurs et receveuses ramifiant fortement le réseau de La Poste en zone rurale
- 1914 – 1918 : à cause de la pénurie d´hommes disponibles, le métier de facteur est officiellement ouvert aux femmes alors que certaines travaillaient déjà à cette tâche depuis le Second Empire et qu'en 1877 a été prise la décision officielle de recruter des femmes pour les services postaux ♦ confer la photo 11 ci-contre.
- 1918 : création des chèques postaux
- 1925 : Loi qui officialise l’acronyme PTT afin de dénommer l’administration des civile des « Postes, Télégraphes, Téléphones ».
- 1926 : création d'un service automobile de desserte des campagnes : la poste automobile rurale (P.A.R) ♦ confer la photo 12 ci-contre.
- 1946 : Arrêté du 4 novembre qui instaure le recrutement des facteurs par concours.
Le facteur rural, un « forçat de la route » ♦ confer le dessin 13 ci-contre.
Jusqu'en 1830 il n’existait pas de distribution postale à domicile, seule la correspondance administrative acheminée par les piétons de la préfecture parvient dans toutes les communes rurales. Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), le contexte change car l’État veut favoriser la communication en vue de favoriser le développement économique par les échanges. Il a aussi un dessein moral et politique qui est de pénétrer, d’intégrer et d’éclairer les campagnes. Il s’agit de mettre fin au « primitivisme superstitieux et brutal dont jaillissaient si facilement Jacqueries et Chouanneries ». Le vote de la loi Sapey de 1830 donne naissance à la distribution postale dans les campagnes, s’inscrit tout à fait dans cet ordre d’idée et met en place un service de distribution et d'installation de boîtes aux lettres dans les campagnes pour lutter contre l´isolement des populations rurales. Cette loi rend le service rural journalier[4] qui ne sera effectif partout dans le pays que dans les années 1863-1864.
Ainsi dès avril 1830 se sont élancés ainsi pour leur première distribution à travers les campagnes françaises 5 000 facteurs ruraux dont le recrutement était effectué au début parmi les anciens messagers-piétons[5] qui étant toutefois trop peu nombreux, a été réalisé ensuite surtout chez les anciens soldats de l’Empire dont beaucoup étaient sans occupation depuis leur démobilisation. Appréciés pour leur esprit d’ordre et de discipline, ils étaient de plus robustes et capables d’effectuer de longs trajets à pieds par tous les temps. Dans la Drôme entre 1855 et 1895, sur 360 candidats au poste de facteur, 230 étaient d’anciens militaires. L’obtention de cet emploi représentait pour eux une possibilité d’ascension sociale car la Drôme, département pauvre, n’offrait que peu d’emplois à ses habitants obligés d’émigrer en grand nombre. Dans ces conditions, bien que peu rémunéré, l’emploi de facteur possédait un véritable attrait. Et ce qui comptait ici était moins la réalité de la condition du facteur que l’image qu’en avait la population des campagnes. Pour nombre de ruraux, le facteur occupait une position enviée et représentait l’État en portant un uniforme et jouissait d’un certain prestige. Cette fonction assurait une reconnaissance sociale qui, dans la société rurale d’alors, n’était pas chose négligeable.
Ces « forçats de la route » n'étaient pas que de simples distributeurs mais étaient aussi créateurs de lien social devenant peu à peu une figure centrale de la communauté villageoise au même titre que le curé ou l’instituteur. La lettre n’aboutissait que par lui et dans ce rôle il était irremplaçable. Dans la Drôme notamment provençale où l’émigration était importante, il apportait à tous les nouvelles de l’absent et parfois devenait le lecteur délégué de ces concitoyens illettrés. C’était un lien de sociabilité extraordinaire pour les campagnes, en particulier dans les zones d’habitat dispersé du département.
Cependant, à leur entrée dans l’administration des Postes, les nouveaux arrivants découvraient les réalités parfois peu enviables du métier de facteur qui devait avant tout d’être un bon marcheur disposant d’une solide constitution et apte à défier les longues marches dans les différentes conditions météorologiques (neige, froid, pluie, orage, et soleil très chaud de l’été). En 1834, dans la Drôme provençale, la distance moyenne était d'environ 20 kms et la plus longue d'environ 30 kms selon des estimations assez grossières de la part de l’administration qui se contentait d’ajouter les distances séparant les différentes communes qui composaient la tournée en pays d’habitat dispersé. Leur mission était rendue encore plus dure par les caractéristiques géographiques de cette région de moyenne montagne qui pouvaient être aussi autant d'obstacles pour la marche des facteurs qui avaient des journées de travail souvent très longues (13 heures par jour en 1900 tous les jours de la semaine et ce tout au long de l’année). Malgré ce dur labeur, le seul véritable avantage de leur statut de fonctionnaire était la possibilité, à partir de 1854, de jouir d’une pension de retraite. Mais, elle était bien souvent misérable et ne permettait pas de vivre, car elle était calculée à partir du traitement perçu par le facteur au cours de sa carrière. Or si ce dernier augmentait continuellement, il n’en restait pas moins très chiche. Leur niveau de vie était parmi les plus faibles en milieu rural. En 1914, le traitement maximum que peu de facteurs percevaient était de 1500 francs par an soit un peu plus de 4 francs par jour alors qu’à la même date le salaire journalier d’un bûcheron ou d’un manœuvre était environ de 6 francs.
Partant de près de 3 500 employés en 1820, l’entité postale a franchi la barre symbolique des 100 000 à la fin des années 1920 pour atteindre son maximum en 2001 avec 325 000 postiers, avant de redescendre aux alentours de 300 000 en 2006. Au sein des postiers, les facteurs constituent une catégorie de grande importance qui a constitué durant deux siècles entre 26% et 70% de l’ensemble des postiers. Ainsi, l’étude parallèle de l’évolution des effectifs, celui de postiers et celui des facteurs, permet-elle, à partir de ces deux courbes, d’éclairer les grandes évolutions structurelles d’une entité progressivement passée d’une activité courrier ultra-majoritaire à une diversification assumée ♦ confer le graphique 14 ci-contre.
Les recensements effectués de 1836 à 1936 par les maires de Lachau (documents conservés dans le service des archives du département de la Drôme) mettent en évidence les facteurs suivants :
recensement de 1891
- facteur receveur = AUMAGE Casimir né en 1864 à Séderon (Drôme) et marié avec DETHES Madeleine (couturière) née en 1872 à Séderon (Drôme)
recensement de 1896
- facteur receveur = AUMAGE Casimir né en 1864 à Séderon (Drôme) et marié avec DETHES Madeleine (couturière) née en 1872 à Séderon (Drôme)
recensement de 1901
- facteur receveur = AUMAGE Casimir né en 1864 à Séderon (Drôme) et marié avec DETHES Madeleine (couturière) née en 1872 à Séderon (Drôme)
recensement de 1906
- facteur receveur = AUMAGE Casimir né en 1864 à Séderon (Drôme) et marié avec DETHES Madeleine (couturière) née en 1872 à Séderon (Drôme)
recensement de 1911
- facteur-receveur = AUMAGE Casimir né en 1864 à Séderon (Drôme) marié avec DETHES Madeleine (couturière) née en 1872 à Séderon (Drôme)
- facteur = MARIN Alphonse né en 1879 à Séderon (Drôme) et marié avec MARIN Eugénie née 1880 à Mollans (Drôme) ; le couple a eu deux filles MARIN Marie-Jeanne née 1906 à Plaisians (Drôme) et MARIN Juliette née en 1908 à Lachau (Drôme)
recensement de 1921
- facteur-receveur = AUMAGE Casimir né en 1864 à Séderon (Drôme) et marié avec DETHES Madeleine (couturière) née en 1872 à Séderon (Drôme) ; il a été maire de Lachau (Drôme) en 1945 mais il a démissionné cette même année pour des raisons de santé
- facteur = MARIN Alphonse né en 1879 à Séderon (Drôme) et marié avec MARIN Eugénie née 1880 à Mollans (Drôme) ; le couple a eu deux filles MARIN Marie-Jeanne née 1906 à Plaisians (Drôme) et MARIN Juliette née en 1908 à Lachau (Drôme)
recensement de 1926
- facteur receveur = SANTELLI Paul né en 1893 à Isollacio (Corse) et marié avec SANTELLI Marie née en 1896 à Francillon (Indre)
- facteur = MARIN Alphonse né en 1879 à Séderon (Drôme) et marié avec MARIN Eugénie née 1880 à Mollans (Drôme) ; le couple a eu deux filles MARIN Marie-Jeanne née 1906 à Plaisians (Drôme) et MARIN Juliette née en 1908 à Lachau (Drôme)
- facteur auxiliaire = ROLLAND Paul (ancien combattant et médaillé militaire) né en 1889 à Ballons (Drôme) et décédé à Lachau (Drôme) en 1964, marié avec GRANIER Eugénie née en 1901 à La Penne sur Ouvéze (Drôme) et décédée en 1992; le couple a eu une fille Paulette née en 1926 à Lachau (Drôme)
recensement de 1931
- facteur receveur = SANTELLI Paul né en 1893 à Isollacio (Corse) et marié avec SANTELLI Marie Louise née en 1896 à Francillon (Indre) avec une fille SANTELLI Marie-Thérèse née en 1930 à Lachau (Drôme)
- facteur = BERTRAND Henri né à Saint Romans (Isére) en 1902 marié avec ROUX Marie née à Ravel et Fériers (Drôme) en 1902 ; le couple a eu 2 enfants : Yolande née en 1933 et Claude né en 1936 à Lachau (Drôme)
- facteur auxiliaire = ROLLAND Paul (ancien combattant et médaillé militaire) né en 1889 à Ballons (Drôme) et décédé à Lachau (Drôme) en 1964, marié avec GRANIER Eugénie née en 1901 à La Penne sur Ouvéze (Drôme) décédée en 1992; le couple a eu une fille Paulette née en 1926 à Lachau (Drôme)
recensement de 1936
- facteur-receveur = BACQUIE Roger né en 1905 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et marié avec BACQUIE Philomène né en 1906 à Meyronne (Lot) ; le couple a eu un enfant BRACQUIE Yvette née en 1936 à Lachau (Drôme)
- facteur = BERTRAND Henri né à Saint Romans (Isére) en 1902 et marié avec ROUX Marie née à Ravel et Fériers (Drôme) en 1902 ; le couple a eu 2 enfants : Yolande née en 1933 et Claude née en 1936 à Lachau (Drôme).
- facteur auxiliaire = ROLLAND Paul né en 1889 à Ballons (Drôme) et décédé à Lachau (Drôme) en 1964, marié avec GRANIER Eugénie née en 1901 à La Penne sur Ouvéze (Drôme) et décédée en 1992; le couple a eu une fille Paulette née en 1926 à Lachau (Drôme)
- facteur remplaçant = SARLIN Gabriel né en 1904 à Séderon (Drôme) et décédé en 1957 à Lachau (Drôme) ; il était le fils de SARLIN Fortuné (propriétaire cultivateur) né en 1863 à Lachau (Drôme) et de SARLIN Octavie née en 1866 à Lachau (Drôme) ; il a été marié avec SARLIN Lucienne née 1910 à Lachau (Drôme) ; le couple a eu un enfant Lucien né en 1928 à Lachau (Drôme).
Après cette période, il y a eu d'autres facteurs comme CLARY Émile qui a été maire de Lachau de 1976 à 1982
Quant à la Poste, elle était située :
- dans la maison de l’angle face à l'ancienne boucherie Truchet sur la Place de l'Église ♦ confer la photo 15 ci-contre.
- puis dans les années 1950 à côté de l'ancienne cure près de la Place de l'Hôtel ♦ confer la photo 16 ci-contre.
Conclusion
Dans les années 1960 a été créée un agence postale, devenue agence postale communale en 2003, qui a été déplacée dans le bâtiment de la mairie de Lachau ♦ confer la photo 17 ci-contre.
Aux termes de la loi du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et des télécommunications, La Poste a reçu une mission de contribution à l'aménagement du territoire qui prévoit que «La Poste contribue, au moyen de son réseau de points de contact, à l'aménagement et au développement du territoire national, en complément de ses obligations de service universel ». Alors que la Poste disposait ainsi de près de 17 000 points de contacts avec le public, les agences postales communales concourent à l'exercice de cette mission d'aménagement du territoire, leur création faisant l'objet de conventions entre La Poste et les communes, à partir d'un protocole d'accord signé entre cet établissement public et l'Association des maires de France, le 28 avril 2005. Il permet notamment d'offrir aux communes ou communautés de communes qui souhaitent s'engager dans un partenariat avec La Poste un cadre précis et pérenne ainsi qu'un financement assuré sur une période pouvant aller jusqu'à 9 ans.
Les communes restent toutefois tout à fait libres de concourir à l'établissement de telles agences et de signer une convention type[6] avec La Poste qui prévoit que :
- les communes fournissent le local de l'agence et qu'un ou plusieurs agents communaux assurent les prestations postales y compris des services financiers de dépannage comme le dépôt ou le retrait d'espèces sur un compte courant ou sur un compte d'épargne dans la limite d'un plafond ;
- La Poste verse en contrepartie à la commune une indemnité compensatrice qui couvre la rémunération des personnels ainsi que la part du coût du local affecté à l'agence postale.
C.A.M.
[1]François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, comte de Tonnerre, né le 18 janvier 1641 à Paris et mort le 16 juillet 1691 à Versailles, est un homme d'État français et l'un des principaux ministres du Roi Louis XIV.
[2]Affermage : type de contrat de délégation d'exploitation par lequel le contractant s'engage à gérer un service public, à ses risques et périls, contre une rémunération versée par les usagers.
[3]Du 13 décembre 1799 au 18 mai 1804 : Premier consul : Napoléon Bonaparte (à vie à partir du 2 août 1802 ), Deuxième consul : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès. Troisième consul : Charles-François Lebrun.
[4]A partir du 3 août 1941, la distribution du courrier le dimanche est supprimée. Les bureaux et les établissements postaux étaient également fermés, à l´exception de certains bureaux de tri.
[5]Les messagers-piétons depuis 1796, , distribuaient 2 à 3 fois par semaine le courrier officiel entre l’Etat, les préfets et les maires, élargissant parfois leurs prestations aux particuliers aisés.
[6]Le cadre légal dans lequel s'inscrivent ces conventions résulte des documents législatifs suivants :
- les articles 61 et suivants de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale
- l'article 29-1 modifié de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire,
- l'article 30 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations.
- la loi n°2007-209 du 19 février 2007 relative à la fonction publique territoriale qui a complété l'article 6 de la loi n°90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de la poste et des télécommunications.