Village de Lachau
Village de Lachau
Vue du chateau et de l'église © Dobeuliou
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Quelques personnes remarquables liées à la commune

député Lucien BERTRAND (1847-1929) © C.A.M.

Biographie du député Lucien Joseph Bertrand
(extraite du Dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 sous la direction de Jean Jolly – collection PUF (1960))

Né le 9 octobre 1847 à Eygalayes (Drôme), mort le 6 décembre 1929 à Lachau (Drôme) et Député de la Drôme de 1902 à 1919. Malade, il se retira progressivement de la vie publique et ne se représenta plus aux élections suivantes et mourut le 6 décembre 1929 à Lachau (Drôme) – confer ses mandats dans le tableau ci-dessous :

Législature Dates de mandats Groupe politique
VIIIème

du 11 mai 1902
au 31 mai 1906

Radical-socialiste
IXème du 6 mai 1906
au 31 mai 1910
Gauche radicale-socialiste
Xème du 8 mai 1910
au 31 mai 1914
Républicains radicaux-socialistes
XIème du 10 mai 1914
au 7 décembre 1919
Parti républicain radical et
radical-socialiste
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plaque du soldat Charles Audibert dans le cimetière © C.A.M.

Le soldat Charles Audibert et la campagne de Madagascar de 1895

Le 11 novembre 2020, en raison du confinement, n'a pu être célébrée la commémoration prévue de pose sur le monument aux morts de Lachau de la plaque du soldat Charles Audibert décédé le 7 novembre 1895 à l’hôpital militaire du Dey à Alger suite à son rapatriement de la Campagne de Madagascar en 1895.
La cérémonie a été reportée à une date ultérieure.

 

Au sein du cimetière de la commune de Lachau et sur un des murs de la face Est de l'église de Notre Dame de Calma, est apposée une plaque au nom du soldat Charles Audibert et dont l'état actuel est assez dégradé  (voir photo ci-contre).
C'est ainsi qu'il est apparu opportun au conseil municipal de Lachau de décider fin juillet 2020 d'apposer avec la participation de l'association Le Luminaïre une plaque à son nom sur le monument aux morts de la commune de Lachau en tenant compte des conseils du directeur du service départemental de la Drôme de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, Monsieur Franck TISON : « Par ailleurs, concernant votre demande pour le monument de Lachau et le mort à Madagascar, sachez que, la mention Mort pour la France n’existant pas en 1894-95, l’inscription est laissée à l’appréciation du maire du village qui doit disposer de solides informations sur les circonstances du décès ».

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Légion d'Honneur de la IIIe République © C.A.M.

Paul, Bernard Audibert : un vétéran militaire de Lachau chevalier de la Légion d'Honneur.

Paul, Bernard Audibert qui est le père du soldat Charles Audibert dont le nom sera prochainement inscrit sur le monument aux morts de Lachau (voir article ci-dessus), est né le 19 août 1827 à Lachau. Il est le fils de Joseph Audibert (cultivateur né en 1796) et de Jeanne Marie Brissac, tous les deux domiciliés à Lachau.

► voir son acte de naissance

Paul, Bernard Audibert, veuf de Anne Payet décédée à Aix-en-Provence le 16 juin 1861, se marie le 24 juillet 1866, sur autorisation de l'intendant militaire d'Alger, devant le Maire de Lachau, Pierre Jarjaye, avec Eugénie, Rosine Pellegrin née le 14 décembre 1849 à Lachau et fille de Etienne Pellegrin (cultivateur) et de Sophie Audibert domiciliés à Lachau.

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© C.A.M.

ARMAND Pierre Émile
Un exemple d'une belle carrière de sportif militaire.

Parmi les trois « enfants » de Lachau qui ont été faits chevaliers de la Légion d'Honneur, figure Pierre Émile ARMAND né à Lachau le 6 août 1867 qui est le fils de Pierre ARMAND né en 1820 (charretier – 47 ans) et de Madeleine Eulalie JEAN née en 1826 (sans profession – 41 ans), domiciliés à Lachau.
► voir l'extrait d'acte de naissance

Avant son incorporation dans l'armée, Pierre Émile Armand exerçait la fonction de domestique à Laragne (Hautes Alpes). Il a été appelé sous les drapeaux en vertu des dispositions de la loi Cissey du 27 juillet 1872 qui précisait l'obligation du service militaire mais en distinguant, par tirage au sort1, deux catégories de soldats dans le contingent annuel :
- l’une est soumise à un service de 5 ans (en fait 40 à 44 mois compte tenu des permissions),
- l’autre à une durée de 6 à 12 mois seulement.
(Pour en savoir plus sur les conditions de la méthode du tirage au sort, le lecteur est invité à consulter l'article concernant Paul, Bernard Audibert.)

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© C.A.M.

Cinq « Poilus » morts pour la France,
cités pour leur bravoure

et dont les noms sont inscrits sur le Monument aux morts de Lachau.

« Je hais la guerre mais j'aime ceux qui l'ont faite »
Citation tirée du roman « Les Croix de bois » (1919) de Roland Dorgelés (15 juin 1885 - 18 mars 1973).
Journaliste, écrivain et membre de l’Académie Goncourt qu’il a présidée de 1955 à 1973.

Sur le Monument aux morts de Lachau sont inscrits les noms de 23 « Poilus » morts pour la France lors de la 1ère Guerre mondiale 1914-1918. Un certain nombre d'entre eux ont été récipiendaires au titre de leur bravoure au combat de leur vivant ou à titre posthume de la Croix de Guerre 1914-1918 instaurée par la loi du 8 avril 1915 - possibilité d'en voir le texte dans l'article sur le Monument aux morts de Lachau.

Cet article qui a été rédigé sur la base de leurs registres matricules militaires, rappelle l'héroïsme de ces 5 « Poilus » qui est le suivant :

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Fernand ARMAND (1923-1944) © Tourniayre

Le jeune résistant ARMAND Fernand Marcel :
que son souvenir n'échappe pas à l'usure du temps1.

Sur le Monument aux morts pour la France de Lachau (côté Est) est apposée une plaque au nom d'un jeune résistant des Forces françaises de l'intérieur (FFI)2 au nom de ARMAND Fernand, Marcel dont la photographie en tenue de militaire est présentée ci-contre.

« Nous sommes d'accord, vous et nous, pour que toute oppression et toute hégémonie soit bannie de notre univers ».
Charles de Gaulle (militaire, résistant, homme d’État et écrivain 1890-1970).

ARMAND Fernand, Marcel né le 28 septembre 1923 à Buis-les-Baronnies, était le fils de :
- Victorin ARMAND, qui a été facteur du bureau de la Poste sis à Lachau,
- Marie-Thérèse EURON.
► Voir les photographies de Fernand Armand et de sa famille (ses parents et sa sœur Monique)

Ce jeune résistant volontaire de 21 ans appartenait aux Forces françaises de l'Intérieur (FFI - Armée secrète – 4ème bataillon – 7ème compagnie) qui opéraient dans la Drôme en appui des forces armées américaines (3ème division d'infanterie de l'US Army) lors de la libération du territoire national dès 1944.
► voir l'organigramme des FFI de la Drôme

Se déplaçant sur une moto avec son camarade de combat Henri Bordel (de Mévouillon) pour effectuer une mission opérationnelle, tous deux ont été blessés par des tirs de militaires de l'armée allemande, puis capturés dans un grenier où ils s'étaient réfugiés et finalement fusillés sommairement dans la rue principale du village de La Bégude-de-Mazenc (Drôme) le 22 août 1944.
Leur exécution a été perpétrée par une unité de la 11ème Panzer division qui était en arrière-garde de la XIXème Armée allemande en retraite vers l'Est de la France et l'Allemagne.

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